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Priorités stagiaires

 Élaborer un emploi du temps prenant en compte les volumes horaires par discipline et les différentes rotations des divers ateliers, a fortiori lorsque l'on a à gérer des doubles niveaux. (Détail technique : le cahier journal de la classe maternelle peut être hebdomadaire)

 Installer l’écoute des élèves au début de chaque regroupement :

par des situations ludiques (le jeu des statues, mains sur genoux, le roi du silence…)

en faisant "entendre" le silence sur un temps suffisament long

en utilisant une marotte/marionnette, garante des tours de parole de chacun (Exemple : il faut avoir la marionnette pour avoir le droit de parler)

 Donner des repères temporels aux élèves :

-      différencier le passage d’un moment d'activité à un autre par un signal sonore (maracas, écoute d’un CD, chant rituel…)

-      Afficher un emploi du temps adapté aux élèves. Exemple : un tableau avec la couleur des groupes accompagné d'une signalétique symbolisant les activités proposées (voir site la maternelle de moustache ou un exemple concret ici).

  Favoriser l’appartenance de l'élève à son groupe de travail par :

-      l’affichage référent des différents groupes lisible des élèves, de l’enseignant et de l’ATSEM (photos, étiquettes prénoms) dans la classe (Exemple : toutes les étiquettes du groupe "rouge" est dans un petit wagon rouge du train affiché au coin regroupement ou encore sur une tenture murale de couleur comme ici)

-      l’utilisation de bracelets, colliers, chouchoux individuels aux couleurs de chaque groupe

-      la présence de « totems » qui, placés sur les tables de travail, permettent aux élèves de mieux repérer l’espace qui leur est attribué en reprenant la couleur de chaque groupe, la photo de chaque élève… (Exemple : grand disque en carton rigide que l’on peut déplacer d’une table à l’autre)

 Préférer des situations courtes, que ce soit lors des activités ritualisées, lors des lectures mises en voix par le maître…

 Mettre en place un système qui permette à l’enseignant de porter un regard sur les productions de ses élèves, pour chaque atelier et à chaque rotation (L'évaluation du travail des élèves en ateliers autonomes peut se faire à l'aide d'une grille, de photographies, de validation oralisée en collectif...)

  Insister sur la place et le rôle des ATSEM.

 En motricité :

-      lorsqu’on rentre dans la salle, regrouper les élèves systématiquement dans un espace bien défini (le tapis des consignes…)

-      préférer travailler à partir du même jeu sur plusieurs séances.

Document élaboré en formation PEMF le 01/09/2011

Audrey Julliot, Vienne Fabienne, Mathias Hoareau

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M
Très bonne remarque pour la marionnette. Partisane d'un "quoi de neuf ?" faisant partie intégrante des rituels du matin ?
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S
Deux, trois petites choses à rajouter même si la liste est déjà fort conséquente. 1° Il me semble tout à fait important de parler de la présence d’une marionnette en maternelle, notamment en PS et MS mais l’utilisation qui est évoquée dans le document ne me paraît pas judicieuse. Si l’on utilise un objet pour réguler la prise de parole, il vaut mieux utiliser un bâton de parole, un micro… La marionnette est un médiateur et si elle est aussi importante pour les jeunes enfants c’est qu’elle représente un tiers. Elle est l’Autre à qui l’on peut dire ce que l’on n’aurait peut-être pas dit à l’enseignant. Elle est l’Autre, objet de distanciation, à qui l’on pourra raconter quel jeu on a fait en EPS, ce que l’on a mangé au restaurant scolaire… Elle est l’Autre à qui l’on peut s’identifier parce que (surtout pour les PS) elle n’entre pas en concurrence avec ses propres parents (contrairement à l’enseignant). Donc oui, oui, oui pour la marionnette mais pas comme bâton de parole ! 2° Je rajouterais volontiers une autre priorité… Gérer l’unique et le multiple… et pour cela : S’assurer quotidiennement que chaque enfant a été « regardé », pris en considération par l’enseignant. Que chacun a pu être, à un moment ou à un autre, l’objet unique de l’attention de l’adulte. Exister dans le groupe en tant qu’individu est indispensable et la parole de l’adulte est là pour le signifier. De façon concrète, les temps d’accueil (matin, début d’après-midi) sont autant de moments propices à un regard et une parole individualisés.
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