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S'organiser

Bonsoir,

Enfin la 1ère question !

Question pratique :

Comment s'organiser pour prendre de l'avance pour la seconde période ? Quelles sont les priorités, que faut il travailler selon vous ? Comment exploiter au mieux les vacances ? Merci pour vos conseils

2ème question : En cycle 1 "EPS"

Faut il travailler tous  les jours une compétence durant une période donnée  ou au contraire varier les compétences chaque jour de la semaine ( Lundi : adapter ses mouvements, mardi : coopérer et s'oppposer .. etc)? Question posée en formation aujourd'hui et nous n'avons pas de réponse exacte.

MERCI PAR AVANCE

Question posée par "Bougault" le 20 sept.2011

 
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C
Alors tricotez bien ! mais pensez aux élèves ...et aux apprentissages ...!
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S
Une maille à l'endroit, une maille à l'envers.<br /> sauf que si... on se soucie de structuration du temps, il peut être intéressant, en maternelle notamment, d'avoir des repères dans la semaine...<br /> Le tricotage pédagogique est une affaire complexe.
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M
Conclusion pour le sport : on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a et on s'adapte... <br /> Je retiens tout de même l'idée que :<br /> 1) Faire le même pour faire le même est lassant (voire inutile) s'il n'y a pas de variables (oublié d'en parler dans ma première intervention, désolé ) permettant l'évolution de l'activité entre chaque séance.<br /> 2) Introduire des "ruptures" ("surprises") contrôlées est aussi un moyen de relancer l'intérêt d'une activité. Mais...<br /> 3) Introduire trop de ruptures (lundi un truc, mardi autre chose, jeudi nouveauté et vendredi surprise) ne permet pas l'évolution des comportements en activité physique.<br /> Conclusion : le "panachage" semble être une solution intéressante avec une activité stable au moins sur deux jours. (Ouf!) 
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S
Petit propos liminaire... Ceci n'est qu'UNE réponse, qu'UN regard. Comme un fil de la trame que ce blog veut tisser.Et je vais déjà commencer par bouder la première question ! Parce qu'il faudrait en savoir un peu plus pour pouvoir répondre !Passons donc à la deuxième !Pour réaliser une programmation en EPS en maternelle, deux pôles à préciser :- Sur les 5 compétences des programmes, 2 sont à caractère transversal (se repérer et se déplacer dans l'espace et décrire ou représenter un parcours simple). Il en reste donc 3. Voilà pour un (rapide !) cadrage institutionnel.- Le deuxième pôle à prendre à compte relève de tout ce qui est contraintes et ressources locales : quels lieux sont utilisables, quel matériel à disposition, présence ou non d'intervenants, existence de rencontres sportives, saisons...Ces deux cadrages étant réalisés, il reste à penser la cohérence (en PS on ne va peut-être pas commencer par des jeux d'opposition), l'équilibre (répartition des activités) et la complémentarité (sur l'année et au niveau du cycle).Ceci étant posé, j'en arrive à ta question.Plusieurs organisations sont possibles :- 1 compétence : 1 activité support (4 fois par semaine)- 1 compétence : 2 activité support- 2 compétences : 2 activités support en parallèle- 3 compétences : avec pour une d'entre elles 2 activités supportLa littérature EPSienne semble privilégier la formule où sont travaillées deux compétences sur une période mais il n'y a pas (à ma connaissance !) de diktat en la matière.La compétence "adapter ses déplacements..." est une mégacompétence ! Pour exemple les APSA associées peuvent être : activités athlétiques, gymniques, activités de roule, de grimpe, activités aquatiques, jeux d'adresse,manipulation de petit matériel, etc. Et si l'on veut affiner on peut détailler encore : les activités athlétiques renvoient à courir, sauter, lancer...Il n'est donc pas aberrant de prévoir, par période, deux (voire trois) modules (ou unités d'apprentissage) pour cette compétence.Les deux autres compétences sont plus light (coopérer et s'opposer et s'exprimer sur un rythme...).En résumé tu peux avoir :L et J : C1, M : C2, V : C3 ou L, M et J : C1, V : C2 (Puis en période suivante C3)J'ai bien peur de ne pas avoir non plus fourni de réponse exacte... mais j'ai essayé ! Peut-être que si tu mets en regard compétences et APSA, cela t'aidera pour ta programmation.Bon courage
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M
Grand 2 : Version longue En première période, vous - les PES - gériez l’URGENCE. Pouvait-il en être autrement ? Mais maintenant que vous avez pris « la température » du bain de la classe, il conviendrait effectivement d’élaborer un cadre programmatique dans lequel ton action auprès de tes élèves va pourvoir s’inscrire (compétence 4 de ton référentiel). Mais de quelle manière ? Je te propose un travail en trois temps (court terme, moyen terme, « long » terme). D’abord, il faut que tu saches que ce cadre de travail que je te propose de construire – préalable nécessaire à ton action pédagogique - est « normé ». On l’appelle « progression », « programmation », « projet » (nous y viendrons dans la seconde partie de ma réponse). Je ne te cache pas qu’il y a débat sur les deux premières notions, moins sur le fond que sur la forme tout de même (voir commentaire sur ce blog), et selon la circonscription dans laquelle tu évolues, cette norme se réalise dans une forme partagée par un ensemble de praticiens (collègues de l’école en premier lieu), mais elle n’est pas universelle.En passant par les axes des compétences 4, 9 et 10 (abordons aussi la 7) de ton référentiel, je te propose une orientation de travail non universelle (qu’il te faudra adapter à tes besoins et, au besoin, ignorer en fonction des contraintes rencontrées !)1) Court terme : avant les vacances, construis-toi ta propre idée d’un cadre de travail (qui sera nécessairement sujet à modification sur le long terme) planifiant ton retour en classe pour la période 2.Par cadre de travail, j’entends un document professionnel écrit permettant à un pair (autre stagiaire par exemple et tu travailles la compétence 9 du coup) de comprendre « où tu emmènes ta classe » dans le respect des programmes définis par le B.O. (compétence 9 et 4).Pour ce faire :A - Rapproche-toi de ton tuteur qui t’indiquera certainement une direction générale (compétence 9)B- Rapproche-toi des collègues de l’école dans laquelle tu enseignes en n’hésitant pas à leur demander leurs écrits professionnels (dont tu feras copie, non pas en intégralité, mais en tant qu’ « objets d’étude critiquables ») (compétences 9 et 4). Tu observeras alors des redondances dans la diversité ! (Chacun son style de conception, mais tous les styles tendent vers une direction pédagogique définie).C- Si tu le peux, demande avis à un CPC de ta circo qui se fera un plaisir de t’aider, je pense. (compétence 9)D- Fais une synthèse (écrite ou mentale) de ce que tu as pu « construire » comme représentation et fabrique-toi un cadre dans lequel tu te sentiras à l’aise en abandonnant ce qui te parait superflu pour le moment et en intégrant ce qui te parait essentiel. Ton aisance à utiliser un outil tel qu’une progression et une programmation personnelles doit primer à mon sens sur toute autre contrainte, à la condition nécessaire que tu sois au clair avec ce que tu proposes, sans négliger les critiques de tes tuteurs et évaluateurs (compétence 10)En résumé, il me semble difficile qu’il te soit reproché un problème de « mise en page » de ton travail de progression (ton souci numéro 1 me semble-t-il si on ne joue pas sur les mots) au prétexte qu’il ne conviendrait pas à tel ou tel évaluateur. En revanche, on peut tout à fait légitimement te reprocher ton manque de rigueur et de clarté quand à tes écrits professionnels, surtout s’ils sont trop légers. Nous (évaluateurs) avons du mal avec les stagiaires qui « ne se foulent pas trop ». A l’inverse, tout travail de recherche personnel est considéré comme particulièrement formateur (compétence 10).En effet, comme l’ « errance pédagogique » est inhérente au métier à certains moments de la carrière (je fais peut-être bondir certains, mais j’assume), elle doit être rapidement corrigée par une réflexion dont on peut apprécier la valeur en partie grâce aux écrits. L’investissement personnel engagé dans ce sens nécessitera de ta part un travail de longue haleine. Plusieurs rencontres avec ton tuteur ponctueront tes futures vacances (mais point trop n’en faut, sous peine de renoncer à sa vie personnelle).2) Moyen terme : Pendant les vacances :A – Ayant « digéré » divers docs et conseils, élabore une progression au moins pour la période 2. D’abord sous forme de « notions » si cela te permet de mieux te repérer (exemple pour l’école maternelle : pour le graphisme, il serait incongru de commencer par la lettre « A » parce que c’est la première lettre de l’alphabet ! Le « I » puis les « L » semblent plus indiqués, pour les raisons que tu peux imaginer. Mais il ne faut pas renoncer non plus à ce mécanisme simple : le geste d’écriture s’acquiert d’abord avec le corps (utilisation du macro-espace : vois-tu se dessiner le lien entre « s’exprimer avec son corps » et certaines notions appartenant à d’autres champs d’enseignement ?), puis avec la main sur un grand format (utilisation du méso espace) pour s’achever dans le geste du scripteur sur un espace plus restreint (micro espace).Pour que le document de travail que tu conçois soit opérationnel, il faut qu’il inclue les compétences inscrites aux I.O. et l’ensemble des domaines enseignés à l’école (maternelle), à partir de ce que vous et votre BDFC avez déjà effectué comme travail.B – Pour que ce que tu proposes à tes élèves aient du sens, essaie d’organiser les compétences choisies (pas toutes, quelques unes seulement) autour d’un projet.Le projet a la caractéristique d’être, pour le maître, un moyen de faire acquérir un ensemble de compétences identifiées, et, pour l’élève, un objectif en soi.Exemple concret: Côté maître : « Faire un gâteau » - mini projet – mobilise des compétences en termes de langage oral (les ingrédients, les ustensiles de cuisine), langage écrit (reconnaître le nom des ingrédients sur leur emballage), approche du nombre (prendre « 3 » œufs), découverte du monde (d’où viennent les œufs ? D’où vient le lait ?...La chronologie de la recette à partir d’images séquentielles…), de coopération, d’action avec le corps, etc… Côté élève : « Faire un gâteau » signifie éprouver du plaisir à faire quelque chose par soi-même, être fier du travail fait (surtout si maman goûte le gâteau !), et par-dessus tout, se régaler dans un futur plus ou moins proche !La seconde caractéristique du projet, c’est qu’il se nourrit de plusieurs domaines d’enseignement. Il est donc pluridisciplinaire (voir ci-dessus).Ensuite, le projet s’achève par la réalisation d’un objet (entendu au sens large) socialement perceptible. Dans le cas du projet « faire un gâteau », s’il n’y a pas de gâteau à la fin, c’est qu’il n’y a jamais eu de projet !Pour terminer, le projet doit permettre une évaluation critériée (compétence 7) de quelques compétences. Celle-ci est souvent énoncée de la manière suivante : « L’enfant est capable de … (voir « côté maître ») Acquis, En Cours d’Acquisition, Non Acquis.»3) Le long terme : au jour le jour dans ta classe, tu réajusteras prep, cahier journal et prog…Comme je ne suis pas spécialiste de la maternelle, j’attends réponse ou controverse de nos collègues MAT ou CPC, pour que toi et moi puissions nous former plus encore et faire évoluer nos pratiques pour nos élèves.Cordialement.
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